Adieu l’obsolescence, bonjour le tertiaire dernier cri

Bis repetita pour Novaxia à Bagnolet. En véritable chantre de la reconversion des friches industrielles, Joachim Azan, président du groupe, engrange une nouvelle opération sur ce territoire de l’Est parisien. Cette fois-ci, il n’est pas question d’excaver un transformateur électrique pollué au pyralène en 400 logements, mais d’écrire, avenue Gallieni, le long du Périphérique, un nouveau scénario sur les cendres d’un ancien site industriel libéré par Derichebourg et Emerson.

Business Immo | 26/06/2020 | A. Jouhanneau

Bis repetita pour Novaxia à Bagnolet. En véritable chantre de la reconversion des friches industrielles, Joachim Azan, président du groupe, engrange une nouvelle opération sur ce territoire de l’Est parisien. Cette fois-ci, il n’est pas question d’excaver un transformateur électrique pollué au pyralène en 400 logements, mais d’écrire, avenue Gallieni, le long du Périphérique, un nouveau scénario sur les cendres d’un ancien site industriel libéré par Derichebourg et Emerson. Un scénario écrit à quatre mains avec l’édile de Bagnolet, Tony Di Martino, à partir de 2013. Rapidement, le duo entend tirer profit de l’hyperaccessibilité du foncier – dont un accès immédiat à l’autoroute A3, deux lignes de métro, deux stations et sept lignes de bus. « La meilleure création de valeur pour ce territoire revenait à élaborer une nouvelle polarité économique au nord-est de Paris, narre Joachim Azan. Ce choix s’appuie également sur un constat : l’Est parisien ne peut plus se contenter d’être constitué uniquement de logements quand l’Ouest parisien concentre une forte offre de bureaux. » 

Pour lancer cette superproduction de 22 000 m2 tertiaires, il restait à trouver un titre… Ce sera « Wonder Building ». Mis en chantier au lendemain du confinement lié au Covid-19, l’ensemble doit être livré dès 2022. Un projet qui, au passage, voit intervenir la Banque des territoires à hauteur de 10 % sur 136 M€ investis. « Closée pendant le confinement, cette opération envoie un signal fort à la relance économique du secteur de l’industrie immobilière et de la ville », argumente Marianne Louradour, directrice régionale Île-de-France de la Banque des territoires. 

Impact investing

Fer de lance de l’autre grande spécialité de la maison Novaxia – à savoir l’impact investing –, Wonder Building se déploie sous le prisme du triptyque environnemental/territorial/humain. Et ce « de la phase de vacance avec l’urbanisme transitoire et l’occupation temporaire, de construction et de l’exploitation », comme le rappelle Joachim Azan. Humain d’abord avec, entre autres, un minimum de 8 000 heures de travail réservées à des personnes en réinsertion professionnelle. Territorial ensuite, avec l’implantation dans l’édifice de plus de 2 500 emplois directs à Bagnolet – ville où l’on dénombre aujourd’hui 18 000 actifs et 35 000 habitants. Enfin – et surtout – Wonder Building comporte tout un chapitre environnemental (très) ambitieux. « Outre sa structure en bois de 4 450 m3, l’empreinte carbone de l’ensemble sera quant à elle diminuée de 60 % sur l’ensemble de son cycle de vie par rapport à un bâtiment classique », confirme le fondateur de Novaxia. Aussi, le projet, dessiné par l’agence Coldefy & Associés Architectes Urbanistes, vise le niveau « Excellent » des certifications Breeam et HQE. Sans oublier les labels Bâtiment Bas Carbone (BBCA) Effinergie+, Wire et le niveau Gold de la certification « Well ». 

De l’industriel reconverti en tertiaire dernier cri… décidément, Novaxia n’en a pas fini de faire de l’obsolescence immobilière son gisement de valeur. « Dans le contexte de la crise, il y aura de nombreuses opportunités à saisir en la matière, à l’instar de Wonder Building », prédit Joachim Azan. On aurait tort de ne pas le croire…