Le palmarès des régions où vous rêvez de travailler

Selon le site Régionsjob, près d’un salarié français sur deux aimerait bouger géographiquement. En tête, les habitants de l’Ile-de-France. « Le chiffre nous a paru considérable ! » Directeur délégué de Régionsjob, David Beaurepaire a été le premier surpris par les résultats de l’étude réalisée par le deuxième groupe français de recrutements sur Internet. « Nous avons analysé, explique-t-il, les envies de mobilité de 5,2 millions d’utilisateurs de notre site au premier trimestre 2018 et bien 45 % d’entre eux, soit 2,4 millions, ont regardé des postes localisés dans une autre région que la leur. Il y a en France une envie énorme de bouger. »

Le parisien | 18 juin 2018 | M. Lomazzi

 

6 Franciliens sur 10

Premiers candidats à la mobilité, les habitants d’Ile-de-France sont six sur dix (59 %) à vouloir fuir le rythme métro-boulot-dodo. « Ils sont nombreux à vouloir travailler dans la métropole lyonnaise, le deuxième pôle économique français », précise David Beaurepaire. En deuxième choix, ils privilégient les régions voisines du Grand-Est et des Hauts-de-France, ou les métropoles où il fait bon vivre comme Nantes (Loire-Atlantique), Rennes (Ille-et-Vilaine) ou Bordeaux (Gironde). »

Surprise de cette étude : l’Ile-de-France, pourtant premier bassin d’emplois de France, a désormais autant de mal à retenir ses talents qu’à en attirer de nouveaux. Elle n’arrive qu’au sixième rang des régions les plus attractives. Le Rastignac de Balzac quittant sa province pour conquérir la capitale serait-il en voie de disparition ?

« Les jeunes diplômés s’intéressent à l’Ile-de-France, nuance David Beaurepaire, mais ce n’est pas forcément le cas des salariés déjà en poste, qui prennent en compte la qualité de vie, les temps de transport et le coût de l’immobilier. » Seuls les habitants des Hauts-de-France, d’Auvergne-Rhône-Alpes et d’Occitanie continuent de « monter à Paris ».

Les cadres ne sont plus les seuls concernés

Globalement, quelle que soit leur région d’origine, les salariés français plébiscitent l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne et les Pays de la Loire. A l’autre extrémité du classement, on trouve les Hauts-de-France, le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté où les taux de chômage sont élevés.

Mais, au final, combien de ces salariés qui consultent les offres d’emploi situées loin de chez eux concrétisent leur envie bouger ? « Avant, la mobilité professionnelle était avant tout le fait des cadres, répond David Beaurepaire. Aujourd’hui, avec la pénurie de main-d’œuvre, qui touche de nombreux secteurs, les profils se diversifient. » Mais, du rêve à la réalité, il y a souvent un gouffre. Selon le Centre d’études de l’emploi, sur 100 salariés qui songent à déménager dans une autre région, moins de 5 % font réellement leurs valises.

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